Saint-Laurent-de-Brèvedent

Découvrir St-Laurent

Cadre de Vie

La ville à la campagne

Situation géographique

Commune située au Nord-Est de LE HAVRE (environ 15 km) et au Nord-Ouest de SAINT ROMAIN DE COLBOSC (environ 7 km).

La disposition du village a de quoi surprendre : c'est d'abord un fond de vallée encadré de coteaux d'où émergent des maisons d'époques différentes, sur le plateau qui domine fleurissent des pavillons récents, tandis qu'en périphérie resistent les exploitations agricoles de familles qui sont la souche rurale de cette commune.

Population

Des documents du service régional de l'archéologie révèlent que des outils préhistoriques tels que pics, "écorçoirs" et grattoirs ont été trouvés sur les pentes boisées du village, attestant une présence humaine il y a plus de 7000 ans.

La population légale en vigueur à compter du 1er janvier 2015 est de 1457 habitants, répartie sur une superficie de 778 hectares.

On compte 10 hameaux : le Carreau, la Briganderie, l'Enfer, Aplemour, le Catillon, la Bredouille, la Chouette, Enanville, les Maisons Blanches, la Vignotière et deux lotissement récents : le Bois Châtaignier (1975), le Catillon I et II (1984) .

  Plan de la commune

Carte de Situation

Un peu d'histoire

Des origines à nos jours

L'Église

Le plus ancien monument de la commune.

Selon l' Abbé Cochet , la première église a été construite au XIIe siècle sur ordre de Galeran ou Waleran, doyen de la cathédrale de Rouen.Elle fut dédiée à Saint Laurent, jeune espagnol chrétien qui aurait péri, brûlé sur un gril par ordre d'un empereur romain.

Il faut admirer de l'extérieur ce clocher carré, de style roman. Il se termine par une corniche de têtes grimaçantes et une flèche en ardoises. Vous remarquerez l'élégance des colonnettes qui font de cette tour une des plus curieuses de la région.

Mais l'église construite au coeur de la vallée, au milieu des sources, se détériora assez rapidement et en 1713 elle est signalée en mauvaise état. En 1845, la nef est restaurée extérieurement.

En Mai 1867, les travaux de démolition de l'ancienne église mirent à découvert deux urnes en plomb renfermant deux coeurs, puis dans le même encadrement fermé par une pierre armoriée à l'intérieur, une troisième urne plus petite contenant également le coeur d'un enfant de 12 à 15 ans. Il s'agit du coeur de Renée du Fay, épouse de Nicolas Le Roy, chef d'escadre de Colbert, décédée en 1671 et certainement celui de son beau-père Jacques Dumé et non pas celui de son époux comme le signale l'inscription de l'Abbé Cochet. Le tout fut soigneusement replacé dans un mur du nouveau transept où vous pourrez voir la plaque commémorative.

Le 17 Juin 1880, l'église presque totalement reconstruite fut consacrée par le cardinal de Bonnechose. La famille de Houdetot participa par ses dons à l'aménagement de l'église, un vitrail le signale.

En 1920, les bancs sont remplacés par des chaises.

En 1930, l'église est entièrement peinte et treize stalles sont installées dans le choeur.

En 1970, l'église se dégradant de nouveau, elle fut fermée.

Les vitraux furent restaurés par tranches de travaux en 1977, de 1991 à 1996, et de 2003 à 2005.

En 1996, un coq flambant neuf en même temps qu'un paratonnerre furent hissés au sommet du clocher, à 27 mètres de hauteur.

En 1999, de nouveaux travaux sont effectués pour consolider le porche.

Visite possible, s'adresser à la mairie.

La gare

Un trait d'union entre la campagne et la ville.

On peut affirmer que la traversée du village par la voie ferrée Le Havre-Rouen-Paris et la construction de la halte St-Laurent-Gainneville ont influé sur l'évolution du village.

La commune de St-Laurent est traversée en plein centre par la voie ferrée Le Havre-Rouen-Paris sur une distance de 3 km. Elle compte 6 ponts-rails, ouvrages d'art construits en 1845/1846 par les entreprises Anglaises Mackensie et Brassey. Les ponts ont été réalisés en briques préfabriquées avec le matériau local (argile) dans les briqueteries de Bréauté et de Barentin. Les deux ponts ont été renforcés entre 1951 et 1972 par un chemisage en béton armé.

En sortant de St-Laurent la voie monte en direction du plateau de Caux. L'altitude de la voie au pont d'Enfer est de 74 m.

Le 30 Avril 1893, la halte de St-Laurent-Gainneville fut inaugurée par M.Félix Faure.

Cette petite gare fut fréquentée par beaucoup de havrais qui venaient respirer le bon air de la campagne et c'est ainsi que de coquettes résidences secondaires s'érigèrent sur la côte d'Azur.

Pendant la seconde guerre mondiale, beaucoup de havrais arrivant par le train vinrent se réfugier à St-Laurent.

Aujourd'hui une dizaine de navettes journalières permettent le déplacement vers l'agglomération Havraise.

La petite histoire du village...

Pourquoi la "Queue-du-Gril" ?

La route qui va du château à la grande route vers la N15 s'appelle la Queue-du-Gril.

La forme quadrilatère, de la ferme seigneuriale, était identique à l'instrument de torture que l'on passait jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Le 10 août 258 (jour de la Saint-Laurent), ce Diacre a été martyrisé sur un gril parce qu'il ne voulut pas livrer l'argent de l'église. Il semble avoir dit au Préfet qui surveillait la torture : " Ce côté est assez rôti, tourne-moi sur l'autre côté ".

Saint Laurent est représenté parmi d'autres diacres, sur, ou a côté d'un gril rectangulaire, disposé sur des charbons ardents, tenant une palme, un encensoir et éventuellement d'autres accessoires du culte.

Le Gril était le fond du blason de notre village jusqu'en 1984.

L'eau, les sources

Éternelle convoitise

La tradition nous révèle qu'il y a environ quatre siècles, la rivière St Laurent venait des fonds de Sainneville. Un peu plus tard, la source jaillissait au pied du côteau de Herosbosc et le courant passait à peu de profondeur au hameau de la Chouette.

En 1715, une carte du diocèse fait naître la rivière en amont de l'église, ce que confirme M.Lechevalier puisqu'il écrit en 1875 : " Il y a un siècle, la rivière prenait source dans la vallée, à la hauteur du nouveau cimetière ".

En 1836, la rivière était tarie et pendant le mois de septembre on a même vu à sec les sources voisines de l'église. Seules, les fontaines Catillon ne cessèrent de couler.

Les 60 000 habitants ne disposent en moyenne que de 35 litres d'eau par jour (il en faudrait 150). La ville du Havre charge la compagnie des eaux du Havre, par l'intermédiaire de M.Burton, son ingénieur et gérant, de trouver une solution.

Le 11 Avril 1854, celui-ci présente un plan pour amener et distribuer les sources de St Laurent. En effet, une série d'analyses confirme que les eaux de St Laurent sont remarquables par leur constante abondance et leur pureté.

Napoléon III, Empereur des Français, déclare " d'utilité publique les travaux à exécuter pour amener et distribuer dans les différents quartiers de la ville du Havre les eaux de sources de St Laurent. ".

La ville du Havre signe donc un traité qualifié "bail" avec la compagnie pour la conduite et la distribution d'eau de source pendant 99 ans.

La ville deviendra ultérieurement propriétaire des droits et établissements appartenant à la compagnie. Une conduite longue de 45 000 m et d'un diamètre de 0.5 m est installée. Mais en janvier 1889, la quantité d'eau distribuée au Havre s'avère tout à fait insuffisante. La ville présente le projet d'une deuxième conduite d'un diamètre de 0.90 m qui sera installée en 1892.

Bientôt la ville du Havre veut acquérir de nouveaux espaces dans la vallée de St Laurent, prétendant que " le peu d'épaisseur des terrains où se trouvent les sources laisse filtrer des matières malfaisantes qui contaminent les eaux ".

Le 15 octobre 1893, le conseil municipal réagit vivement accusant la ville du Havre " de vouloir s'emparer de tout territoire de la vallée pour y régner en maîtresse ". Une vive polémique s'en suit. La ville du Havre n'aura l'entière propriété des sources et des terrains avoisinants qu'en 1954.

En 1977, la ville du Havre revendiquait encore la propriété des terrains de la vallée, l'église au cimetière, mais la commune se rendit crédible dans la protection des sources, car le syndicat d'eau réalisa l'/assainissement de la vallée. On put ainsi maîtriser le coeur du village.

Les sources aujourd'hui
La commune de St Laurent fournit chaque jour entre 25 000 et 40 000 m3 d'eau à la ville du Havre.

L'École

" Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une prison. "
Victor HUGO

Depuis le Moyen Age où l'école était tenue par un paysan de Gainneville jusqu'à l'an 2000 où cette même école possède un site internet... quelques étapes marquantes.

En 1691, on trouve 68 % d'illettrés.

En 1756, on trouve alors 55 % d'illettrés.

En 1787, la proportion descend à 38 %.

En 1836, fut décidé la construction d'une mairie (actuellement presbytère).

L'école de St Laurent fonctionnait assez irrégulièrement, elle n'est même pas signalée en 1750.

Une nouvelle école fut construite en 1789, la délibération en fut prise le 12 juillet 1789, à la sortie de la messe. Cette bâtisse fut transformée en habitation particulière après avoir servi de maison d'école jusqu'en 1835.

En 1892, construction d'une école de filles (avec préau !), à cette classe s'est ajouté le corps central d'habitation puis une deuxième classe, puis une troisième. Ces locaux sont restés en service jusqu'en 1994.

L'école des garçons (emplacement de l'école actuelle) a été rasée en 1971. Sur son emplacement, furent construits une classe et un logement d'enseignant sur lesquels viendront au fil des années, se greffer d'autres classes.

En 1993/1994, construction de la nouvelle école (2 classes maternelles ,2 classes primaires.)

Le nom de la commune

Le nom de Brivedan apparaît dès 1114.

Il pourrait se traduire par " rivière aux castor " auquel fut adjoint le nom de Saint Laurent au milieu du XIIe siècle lorsque la paroisse s'enrichit d'une église monumentale édifiée sous le patronage de ce saint.

Toutefois une notice historique mentionne que le nom de Brèvedent serait celui de l'un de ses premiers possesseurs ainsi appelé lui-même à cause de la particularité physique qui le distinguait aux yeux de ses contemporains.

Les maires de Saint-Laurent

De 1800 à nos jours.

  • 1800 à 1808 : Jacques MARTIN
  • 1808 à 1815 : Jean-Placide BREARD
  • 1815 à 1819 : Alexandre DE HOUDETOT
  • 1819 à 1821 : Jacques BREARD
  • 1821 à 1830 : Alexandre DE HOUDETOT
  • 1830 à 1848 : Jacques LENORMAND
  • 1848 à 1854 : Alexandre DE HOUDETOT
  • 1854 à 1866 : Edmond DE HOUDETOT
  • 1866 à 1871 : Hyacinthe LE SEIGNEUR
  • 1871 à 1875 : Jacques LEVASSEUR
  • 1875 à 1932 : Marquis DE HOUDETOT
  • 1934 à 1952 : Georges GARCETTE
  • 1952 à 1971 : Alexandre CONFAIS
  • 1971 à 1977 : Michel LEBAS
  • 1977 à 2001 : Jean TUGAUT
  • 2001 à 2014 : Jean MOREAU
  • Depuis 2014 : Patrick BUSSON